Bonheur: définition et météo – pensées du dimanche

 

Le vent souffle et fait danser les arbres et les nuages  dans une valse effrénée. Plus tôt dans l’après midi des coups de tonnerre se sont fait entendre au loin. De temps en temps un carré de bleu perce dans le ciel comme pour se rappeler qu’au delà des nuages, il est là, le beau temps.

 

Pas très loin d’ici, des pluies diluviennes ont transformé le garage des habitations en piscine improvisée. Les mines sont défaites, les traits tirés, les gens ont des regards de fin du monde, de résignation à l’égard de ces phénomènes naturels. D’autant que ce n’est pas la première fois… ce n’est jamais la première fois finalement. C’est comme les crues récurrentes qui se produisent chaque automne dans le Gard, chez nous…

 

Et moi, je suis là. Ce matin, je me suis réveillée en sursaut… malade comme les 4 derniers jours… je me demande ce que j’ai, mon copain également. « Ce n’est pas bien normal tout cela ma chérie » me répète-t-il. Je suis assez d’accord. Et pourtant, une petite maladie du système digestif c’est comme la pluie au final. C’est énervant mais dès que le soleil revient on oublie.

 

Ce qui m’intéresse c’est le soleil. Peu importe où il se trouve, il brille. C’est son objet, son but premier, son unique définition. Le soleil, il brille. Point. Moi aussi, j’aimerais briller. Constamment, indéfiniment. Briller. Avoir un but.

 

Il y a toujours plusieurs manières de voir les choses : dans la lumière ou dans l’obscurité, en monochrome ou avec un arc en ciel de couleur, en très grand ou en minuscule. Et dans toutes les étapes entre ces dichotomies : le verre à moitié plein ou à moitié vide.

 

La pluie tombe et, nous, on vit avec. Il y a un peu plus d’un an, je tombais dans un océan blanc et froid. Quand les carres bien affutées de mes skis se sont engouffrées sur la plaque de verglas qui gisait là en plein milieu de la piste de retour, mon corps criait en même temps que mon cerveau « Batterie : état critique atteint ». Quand mes yeux voyaient le bord de la piste, le terrain qui descendait à pic et les arbres, mon corps et ma tête me criaient que j’allais me faire mal.

 

Effectivement. Les quelques secondes nécessaires pour perdre mes 2 skis, mes bâtons et m’arrêter 3 mètres en dessous, suivies de celles, hurlantes, qui m’ont permis de trouver un équilibre avec mon épaule gauche disloquée, et la douleur présente faisait ressortir un sentiment exceptionnel : le soulagement du corps atteignait enfin le cerveau.

 

Un an. Déjà. Un an à vivre entre parenthèses. Ces parenthèses si importantes dans un texte pour préciser une notion, pour apporter des éléments complémentaires, pour imager le propos. Entre parenthèses. Mais où avait bien pu disparaître le texte ? Quel en était le sujet ?

 

Un an passé à récupérer, à se ré-éduquer, et peut être aussi à se reconnaître. Une année entre parenthèses c’est comme un papillon dans une chrysallide. On est accroché sur notre branche. On attend. On entend le vent qui nous berce. On sent la pluie, la neige, la chaleur du soleil, l’humidité d’un ciel gris, le bruissement des feuilles et du microcosme attaché à notre arbre.

 

Un an. Et maintenant, l’instant de décision arrive. Cet instant où on essaye de décider qui l’on est. Qui on veut être. La taille de nos ailes. La palette de couleur qui y sera représentée. Cet instant qui précède celui où l’on sort de la chrysalide. Le but, c’est l’instant de décision.

 

Il y a de cela 2 ans, je rêvais gentiment en attendant que le train qui m’amenait vers mon lieu de travail arrive à bon port. Quand soudain une image ou plutôt une vidéo vint s’imprimer dans le fond de mon esprit. L’espace d’un instant, je me voyais, moi, heureuse, radieuse, épanouie… l’éphémère sensation s’évapora. Alors je ressemblerais à ça ?? Exceptionnel… Ça fait 2 ans déjà. Et cette image est encore aussi claire dans mon esprit que si cela s’était passé ce matin-même.  C’était moi en train de briller. Comment faire pour y arriver ?

 

Puis, il y a de ça 9 mois, une autre de ces vidéos incandescentes est venue s’ajouter à la première. J’étais toujours là, l’actrice principale de cette histoire. Mais dans celle-ci j’apparaissais riche, immensément riche. Et pourtant, j’étais la même. Rien avait changé superficiellement parlant. Je savais que j’étais riche, c’était la seule différence.

 

Quand je mets ces 2 vidéos côte à côte je me dis que c’est le même message dit différemment… A priori, mon inconscient ou tout autre chose d’ailleurs s’est dit que je mettais un peu trop de temps à devenir la personne qu’il m’avait montrée. Il a donc décidé de me donner un autre indice plus motivant. Et la richesse, c’est motivant.

 

Depuis, j’ai changé d’air. J’ai démissionné de mon emploi. Vendu tout ce qui m’appartenait ou presque. Parcouru 18,000 km.  Et j’ai enfin commencé à faire ce qui m’intéresse : écrire sur des sujets qui me passionnent.

 

Pour autant, je ne rayonne pas encore. Telle une hermite dans sa cave, je joue à la femme au foyer et ça me convient… plus pour très longtemps. Mon but, c’est d’être heureuse (et donc riche). L’homme n’est pas un animal solitaire. Le bonheur, comme la richesse, s’obtient en société et avec le sourire… essayons…

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