La diététique chinoise: le choc des cultures

J’aimerais dans cet article vous faire partager une expérience directe de diététique chinoise et du choc des cultures qui s’en est suivi…

Il y a quelques jours encore, nous vivions dans une colocation avec une famille chinoise: le papa, la maman, la grand mère, la petite fille de 4 ans et le bébé de 3 mois… autant vous dire qu’on a fait du baby sitting et que j’ai également pu découvrir toutes les applications d’apprentissage de l’anglais que l’Ipad peut contenir (where is the yellow triangle? Excellent! you know everything!… si vous avez vu le sketch de Gad Elmaleh « where is brian? brian is in the kitchen… ben c’est tout à fait ça!)

 

Bref, nous avons pu également gouter un certain nombre de spécialité chinoises préparées par la grand mère (des raviolis, des nouilles chinoises…) et nous rendre compte de la façon dont ils mangeaient… la différence de culture est assez impressionnante!

 

Les méthodes de cuisson

 

Outre l’utilisation des baguettes et des bols, ils n’ont pas l’habitude d’utiliser le four… étrange n’est-ce pas? et là vous vous dites: du coup les gratins ils ne connaissent pas? et les croques monsieurs? la tartiflette? les gâteaux? les quatre quarts? les brownies? La réponse à toutes ces questions est que bien entendu ils savent ce que c’est que des brownies mais à acheter tout prêts… les faire eux-mêmes, c’est une autre histoire…

Comme méthode de cuisson, ils ont donc: le cuit vapeur/cocotte minute, le cuiseur de riz et le gaz (avec casseroles, poêles et woks). Différence de culture donc… mais ici c’est d’une culture millénaire dont on parle: la diététique chinoise dont ils sont les descendants. Selon cette tradition ancestrale chaque mode de cuisson va agir sur les aliments qui y sont cuits:

  • la cuisson vapeur/le cuiseur de riz vont avoir un effet neutre et doux sur les aliments, leur permettant de dégager toutes leurs saveurs sans graisse supplémentaire;
  • faire bouillir les aliments ou les cuire dans un bouillon va également permettre de garder toute les saveurs sans agir sur les aliments;
  • faire sauter à la poêle au contraire va apporter de la chaleur, du yang aux aliments… c’est notamment une des raisons pour lesquelles on sue à grandes eaux lorsque du chilli (un aliment yang par nature) est ajouté à une poêlée de légumes.
différents modes de cuisson peuvent être considérés

Selon le mode de cuisson utilisé, l’effet sur les aliments sera différent (Crédit photo: Gerrard Ferreira @picasaweb)

 

Le repas chinois

 

Lorsque je me préparais mon repas: pizza maison, poêlée de légumes ou des pâtes carbo par exemple, mes colocs me regardaient et me disaient: tu ne va pas manger que ça n’est-ce pas? et là je leur répondais: ben si mon bol est rempli donc j’ai bien assez pour un repas… leur réponse était sans appel: ce n’est pas de la vraie nourriture ça… choc des cultures donc…

En effet, quand je regardais la table de la cuisine quand ils mangeaient, celle-ci était couverte de bols. Ces bols étaient de taille différentes mais de manière générale ils avaient a peu de chose près la même contenance qu’un bon bol de déjeuner chez nous. Dans chaque bol, il y avait un met différent: du poisson, du poulet, des légumes vapeur ou bouilli, de la soupe de nouilles chinoises bref il y avait au moins 6 bols différents. Chacun d’entre eux avait dans les mains un bol de riz et ajoutait à celui-ci (grâce aux baguettes bien sur) un peu de chaque bol selon comment il avait envie de manger… Pour eux, ça c’était de la vraie nourriture!!

 

Choc des cultures, certes, mais ils ont peut être (et même certainement) raison…. si on laisse de côté la diététique comme thérapie, essayez voir de vous imaginer votre comportement alimentaire si vous aviez le choix entre:

  • un grands plat à gratin rempli de pâte, patates et/ou légumes;
  • une multitude de bol avec des aliments variés et à la base dans votre bol du riz ou bien des pâtes chinoises… ou même des pâtes normales, on peut tout imaginer.

 

En ce qui me concerne je suis persuadée que je mangerais de tout mais en plus petite quantité, que je prendrais le temps de savourer chaque plat différent et finalement quand mon bol de riz serait terminé je serais rassasiée… Dans le premier cas, je sais ce qui se passerais également: soit je reprendrais une bonne plâtrée de gratin par gourmandise soit je me dirais non je n’en reprends pas mais par contre je prendrais bien un dessert…

 

la diversité dans nos assiettes

la diversité dans nos assiettes: le bonheur culinaire (crédit photo:Bing-Chi Shih @picasaweb)

 

La vérité qui se dégage de tout cela c’est que ce que nous aimons, nous les humains, c’est la diversité! Nous l’avons oublié mais dans des temps pas si lointains, nos ancêtres avaient régulièrement sur leur table 6 ou 7 plats différents… En somme, c’est très certainement la meilleure manière d’avoir une alimentation équilibrée tous les jours…

Et vous? qu’elle est la façon de manger qui rendrait votre ventre et votre tête heureux?

 

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