Gérer le temps des récoltes pour éviter la déprime hivernale

Bonjour, aujourd’hui atelier jardinage automnal.

Je suis loin d’être un jardinier hors pair. Je suis même loin d’avoir ce que l’on appelle la main verte. J’ai même réussi à faire mourir un cactus, c’est dire!

Pourtant, avec le peu de connaissances en jardin accumulées pendant mon existence, je sais quand même qu’en automne, c’est le temps des récoltes.

Et comme le dit si bien l’adage, on ne récolte que ce que l’on sème.

La question cruciale de cet article est donc: et vous, qu’avez-vous récolté cette année?

Ici, il ne sera question que de vous, car de mon côté du monde je suis dans la phase enviable et pour le moins importante du semis printanier… la perspective est donc bien différente.

Avant de commencer à répondre à cette question saugrenue, j’aimerais d’abord vous expliquer l’importance de cette période, pour les jardiniers mais aussi pour toutes les activités humaines.

Le temps des récoltes: un notion intemporelle

La récolte est le moment pendant lequel le travail de toute une année prend toute sa valeur. Je ne vais pas vous refaire la fable de la cigale et de la fourmi ici. Cependant, vous admettrez qu’il y a rarement eu meilleure définition du verbe « récolter » que cette histoire là et elle date du 17ème siècle.

Avec la mécanisation de l’agriculture, nous avons tous un peu perdu nos racines ancestrales. Celles héritées des Visiteurs (oui je sais mes références cinématographiques laissent à désirer) où un seigneur garantissait la sécurité et les serfs la récolte des terres.

Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si encore aujourd’hui on reçoit nos avis d’imposition en septembre et en octobre… on ne taxe que les récoltes. Vous venez de recevoir votre taxe d’habitation? moi aussi 😉

Lorsque la récolte n’était pas bonne, l’hiver était long, très long et très douloureux. Il vaut toujours mieux avoir suffisamment de nourriture (et donc d’argent) lorsque l’hiver arrive.

Prenez un chêne. La qualité et l’abondance de son feuillage n’est pas seulement essentiel pour créer cet ombrage si nécessaire à nos pic-nics estivaux. Non. Ce sont les feuilles qui une fois tombées par terre en automne protègeront les racines tout en fournissant la nourriture nécessaire à l’arbre pour passer l’hiver (par la production d’humus).

Pas de feuille, pas de nourriture, et au final un arbre qui aura du mal à se remettre lorsque le printemps montrera le bout de son nez.

La récolte dans notre monde moderne et la déprime de l’hiver

Cherchez dans vos souvenirs. Je suis sûre que vous allez retrouver des bribes de mémoire de l’hiver dernier. Cet hiver si long, pendant lequel regarder dehors le temps gris et pluvieux était insupportable. Ce moment pendant lequel on donnerait n’importe quoi pour ne serait-ce qu’une journée de beau temps (si possible le week end) histoire de se sortir de la grisaille perpétuelle.

Vous vous souvenez? Je viens de subir 2 hivers en une année et j’avoue que ce sentiment là est encore très très frais dans mon esprit.

D’autant qu’il ne fait pas seulement gris dehors. Généralement, c’est aussi le moment où au travail ou à l’école on en a marre, on se demande si on ne s’est pas trompé de vie. On a envie de tout envoyer balader. Et c’est normal.

eviter la deprime hivernale

Faites l’inventaire de votre récolte afin de mieux gérer la déprime hivernale

 

Lorsqu’on a le ventre vide, le quotidien devient un enfer. Et rêver en est le seul échappatoire.

Là vous êtes en train de comprendre où je veux en venir. La raison pour laquelle l’hiver est long ou pas commence avec la récolte. Le fait que la future récolte sera exceptionnelle commence avec la récolte précédente. C’est du bon sens agricole.

Comment cela va vous aider

La perspective d’un hiver long, rigoureux et le ventre vide ne doit certainement pas vous faire baver d’envie, bien au contraire.

Dans le monde des bisounours, la famine intellectuelle, émotionnelle, psychologique ou bien réelle n’existe pas. Malheureusement, le monde des bisounours n’existe que pour les enfants. Passé 7 ans, la réalité est dure: en septembre, on passe dans l’année supérieure seulement si on a bien travaillé à l’école l’année précédente.

Dans le monde des adultes, il sera important de se poser les questions suivantes:

  • est-ce que j’ai avancé dans mes projets de vie?
  • est-ce que je suis en phase avec ce que j’aimerais être?
  • est-ce que tout le travail accumulé depuis janvier m’a permis de me rapprocher des 2 questions précédentes?

Après ces 3 questions, il y a globalement 2 cas de figures:

  1. soit vous êtes en chemin, la boussole pointe dans la bonne direction, vous avez les victuailles suffisantes pour continuer. Autrement dit, si vous aimez les jeux, vous avez soit une main pleine de joker ou un maximum de vies à « risquer » en toute confiance pour avancer;
  2. soit vous vous êtes perdu en cours de route. Du coup vous avez aidé aux récoltes des autres sans penser à la votre. Du coup, votre champ est à l’abandon, plein de mauvaises herbes pas bonnes pour la santé. Vous en êtes à votre dernière vie. Vous ne pouvez plus vous permettre de faire n’importe quoi.

Voilà. Alors? à votre avis? dans quelle catégorie êtes vous? Comment en êtes-vous arrivé là? Racontez-moi votre expérience en quelques mots où dans un roman fleuve dans les commentaires. Faites l’inventaire de votre récolte et j’irai plus loin dans le prochain article.

P.S. si vous avez aimé et que cela ressemble à ce que vous vivez, partagez cet article autour de vous. Plus on met nos neurones et nos expériences ensemble, plus vite on comprend ce qui se passe.

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