L’histoire merveilleuse d’une toute petite fille qui connaissait son chemin

Il était une fois une petite fille toute petite. Si petite, que sa maman, qui, elle, était une géante, avait l’habitude de la mettre dans sa poche droite pour ne pas la perdre. Elle lui avait confectionné une petite poche dans sa poche afin qu’elle puisse voir le monde environnant. Les gens s’approchaient et disaient à sa maman:  » Ou là là là là, qu’est-ce qu’elle est petite! Comment va-t-elle s’en sortir dans un monde de géants? » Chaque jour amenait son lot de personnes interloquées et/ou dubitatives. Dans les yeux de ces personnes, la petite fille pouvait lire de la peur, du dédain, de la tristesse, de la pitié. A chaque fois que les gens posaient la même question, sa maman répondait toujours avec un large sourire: « Elle s’en sortira très bien, vous verrez. »

Puis quand la petite fille eu appris à parler, sa petite voie fluette remplaçait la voix de sa maman: « Ne vous inquiétez pas tout ira bien cher Monsieur car quand je serais grande, je serais encore plus grande que l’Everest! » Après la première seconde d’hésitation, les passants interloqués portaient leur attention vers la petite fille: « Plus grande que l’Everest! Tu n’es pas raisonnable! tu es tellement petite… quelqu’un pourrait te marcher dessus sans s’en rendre compte et après comment réagirait ta maman? »

« Ma fille sera portée sur le chemin qui est le sien. Si celui-ci l’amène a être plus grande que l’Everest, je serais la plus heureuse des mamans. » Ainsi répondait la mère de la toute petite fille. Ces échanges journaliers se terminaient invariablement d’une des manières suivantes:

  • l’incompréhension qui amène à la peur et à la colère à l’encontre de sa mère: « Mais enfin, êtes vous folle?, vous n’y pensez tout de même pas! »
  • le dédain: Mais bien sur, plus grande que l’Everest. Fais donc comme il te plaira petite fille. Et vous, ne venez surtout pas vous plaindre s’il lui arrive quelque chose!
  • les haussement d’épaules.

Très rarement, chez certaines personnes, la curiosité l’emportait: « Dis voir petite fille, comment comptes-tu t’y prendre pour être ainsi plus grande que l’Everest? » Ces gens là, c’étaient ceux que la petite fille préférait: l’Everest leur faisait pétiller les yeux, l’image d’une alternative possible à une vie routinière incarnée dans une petite fille si courageuse, ça forçait l’admiration et tout du moins le respect. C’était donc avec un sourire qui faisait rayonner son visage que la petite fille répondait: « C’est facile! je vais me laisser porter par le vent et par les océans. Et quand j’arriverais au sommet de l’Everest, je serais plus grande que lui. »

La logique de la petite fille était imparable et elle était basée sur une observation toute simple: quand un âne ne voulait pas avancer dans la direction imposée, c’était une perte de temps de s’acharner pour qu’il avance. Mieux valait utiliser la force de l’âne dans le bon sens, c’est à dire le sien, et adapter sa course.

histoire merveilleuse

Et vous? votre Everest il ressemble à quoi? (Crédit photo: Projet Vivotopia @ Picasaweb)

Et c’est ainsi que lorsque le vent lui fut clément, elle prit le sac que sa maman lui avait préparé avec amour, descendit de la poche droite et commença son chemin. Bien entendu, vous pensez bien que même avec l’aide du vent et des océans, il lui a fallu du temps et beaucoup de détours, d’ennuis et d’expériences pour arriver au camp de base du plus haut sommet du monde. Lorsqu’elle raconta ses aventures aux sherpas et aux alpinistes c’est avec émerveillement qu’ils écoutèrent les histoires de son périple. Deux jours plus tard, c’est son sac raccommodé sur les épaules qu’elle prenait la direction du plus haut sommet du monde et que quelques centaines de mètre de dénivelés plus tard, elle avait accompli son rêve d’enfant, en devenant du haut de sa toute petite taille plus grande que l’Everest.

Mais l’histoire ne s’arrête pas là, le bonheur de tout le chemin parcouru et d’être arrivé à ses fins a fait tellement gonflé le coeur et étiré le corps de la petite fille qu’elle était devenue une bien jolie géante lors de son chemin du retour. Et c’est ainsi qu’en revenant chez elle, elle apprit que sa géante de maman avait elle aussi été toute petite étant enfant… son rêve à elle était de remporter les trois étoiles de la pâtisserie et de devenir ainsi, plus grande que la plus grande des pièces montées…

La morale de cette histoire? Je donne la parole à maître Yoda

  • Si ta conduite tu te fais dicter par les « autres », du sur place tu feras, 
  • Si par contre ton coeur est ton seul et unique navigateur, de grandes choses tu accomplira (ou loin comme un âne sans maître tu iras :))

Et vous? votre histoire merveilleuse vous la commencez quand?? Le chemin commence ici 🙂

 

C’est la première fois que je m’essaie à écrire un conte… vous en avez pensé quoi? Elle vous plait cette petite histoire??

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