La définition de la peur: et vous quelle est la votre?

Si vous avez peur de l’inconnu, d’attraper le cancer, de tomber, d’avoir un accident… ici, vous trouverez des éléments de réponses pour mieux comprendre vos peurs et ainsi commencer à les dominer. Comme il s’agit d’une réflexion de fond, mettez votre grain de sel en commentaires pour faire avancer le schmilblick 🙂

 

« Peut être que c’est finalement notre capacité à nous adapter qui nous donne la réponse pour affronter ses peurs! »… Cette phrase n’est pas de moi mais d’Elise une amie, lectrice du blog, avec qui a été entamée une très jolie discussion sur la peur et spécifiquement celle des enfants et des parents (pour lire l’échange, vous pouvez aller voir les commentaires de cet article).

Cette question/affirmation est une des facettes du diamant que pourrait représenter la réponse universelle à la peur. Il y a toujours au moins 2 manières de considérer un problème: la peur peut ainsi être considérée comme un véritable obstacle ou comme une opportunité… à l’âge adulte comme chez l’enfant. Le commentaire d’Elise m’a fait réfléchir à cette question d’une toute nouvelle manière et en voici les tenants et aboutissants:

 

Nous sommes tous des enfants.

Eh oui, du haut de vos 20, 30, 40, 50, 60… années d’existence, vous êtes encore un enfant. Pourquoi? Parce que la peur vous donne envie de vous recroqueviller sur vous même… Parce que c’est dans ces moments là qu’on aimerait être rassuré, cajolé… un peu comme quand on sort d’un cauchemar.

Souvent, la peur est liée à l’inconnu. L’apprentissage ne s’arrête jamais et chaque apprentissage commence par « je ne sais pas. » Si vous allez plus loin dans cette réflexion là, la question que vous allez peut être vous poser c’est pourquoi est-ce que je devrais m’astreindre à apprendre telle ou telle chose et ainsi dépasser cette peur sous-jacente de l’inconnu?

La réponse va se trouver dans la manière dont vous vous êtes rendu compte que vous ne saviez pas quelque chose. Si vous prenez l’exemple de l’enfant de 4 ans, il marche, il court et voilà que dans ses jeux avec ses petits amis ou parce qu’il a pu faire des balades à vélo sur le guidon de ses parents, il se rend compte qu’il y a une autre manière de se mouvoir plus rapidement, qu’il ne sait pas comment ça fonctionne, et vu que ses parents l’utilisent, cela lui sera certainement indispensable pour devenir grand.

Prenez maintenant l’enfant de 30 ans, cet enfant là a déjà amassé un nombre incalculable de connaissances et d’apprentissage (il sait notamment utiliser correctement une fourchette et un couteau comme ses parents avant lui, il n’a plus besoin de bavoir pour manger etc). Pour autant, il aimerait bien que sa carrière décolle, être son propre patron, faire le tour du monde, avoir une famille… Comment lui sont venues toutes ces idées? Chaque âge amène son lot d’idées et d’expériences nouvelles à tester…

 

Nos idées nous viennent d’un modèle

La raison pour laquelle vous vous rendez compte qu’il y a quelque chose que vous ne savez pas, c’est parce que vous venez de rencontrer (en vrai, par la lecture, les films, facebook…) quelqu’un qui, lui, sait ou une situation qui sort de votre ordinaire.

Si vous regardez bien, chaque jour vous vivez la théorie du miroir… Une situation arrive dans votre champs de vision où vous est racontée, inconsciemment vous êtes déjà en train de vous mettre dans cette situation, de la vivre comme si cela vous arrivait à vous. Que cette situation soit positive ou négative, ce que vous aimeriez c’est savoir comment faire pour que ça vous arrive à vous aussi (gagner à l’€uromillion) ou surtout éviter que ça ne vous tombe dessus (la maladie, la mort, les problèmes, les accidents). Et ce savoir là vous aiderait vachement à réaliser vos aspirations les plus profondes (ou bien la possibilité d’une vie meilleure suite à cet apprentissage)…

je cherche un coach en toi

Les aides, maîtres, mentors, coach ne sont jamais bien loin (crédit photo: Nationaal Archief)

Pour l’enfant de 4 ans, les modèles sont le cercle de personnes qui l’entourent: parents, grands parents, fraterie… Pour l’enfant de 30ans, les modèles seront (en plus du cercle familial) peut être Brad et Angelina, l’inventeur d’Apple, de Google, John Ford, Napoléon… ou bien son manager, son chef, sa collègue à qui tout réussi, le cercle d’amis… Votre modèle se trouve dans le « moi aussi » de l’expression: « et si moi aussi j’apprenais la danse, je devenais riche, j’achetais ma première maison, je prenais soin de moi… »

 

La peur et l’apprentissage

Vous allez me dire que je viens de dévier du sujet… Comment de la peur, on en arrive à l’apprentissage?? Si vous reprenez la situation dans laquelle un guerrier Masaï (ou un gnou, ou une antilope) se retrouve nez à nez avec un lion affamé. Admettons maintenant que le gnou ai été abandonné à la naissance et qu’il n’ait pas vu détaler tout son troupeau à la menace d’un lion. Dans l’absolu, on peut imaginer qu’il ne bougera pas et qu’il continuera à brouter gaiement… jusqu’au moment où le lion entrera dans sa zone de sécurité tous crocs dehors… Là, l’instinct de survie (réflexe en cas de peur essentielle) reprendra le dessus. S’il s’en sort, le gnou aura inscrit dans son catalogue de connaissances qu’en présence d’un gros chat poilu, merci de détaler.

Au final, une peur intervient quand vous ne savez pas comment vous (et le monde qui vous entoure) allez vous comporter dans une situation donnée. Par exemple, vous venez de commencer l’escalade. Vous décidez avec votre compagnon de grimpe de vous dépasser et d’essayer une voie notée 6 alors que vous ne faisiez jusqu’alors que des voies plus simples (4-5)… Vous commencez à grimper jusqu’au moment où vous devez vous propulser (dans le vide) vers la prise suivante… Vous êtes à environ 10m de hauteur et vous avez déjà épuisé une partie de votre capital force et souplesse. Et là, il y a 2 manières de voir les choses:

  • AU SECOURS, J’en peux plus, et si je tente quand même, est-ce que je sais si mon assureur pourra m’empêcher de tomber? et si je tombe est-ce que je ne risque pas de racler contre la paroi? me faire des gros bleus ou des égratignures… Je descends.
  • JE TENTE parce que j’ai vu un grimpeur le faire plusieurs fois et je fais les même voies que lui, donc je peux y arriver. En plus j’ai vu une vidéo de Catherine Destivelle (mon idole) qui l’a fait. Ou bien, j’ai vu un mec tomber sur cette même voie et il s’est pas vraiment fait mal, quelques égratignures tout au plus… Bon allez je respire 5 min et je tente.
chercher son coach et le trouver en soi

Créer son propre coach et l’avoir toujours avec soi (Crédit photo: Nor Franco @picasaweb)

 

Et la capacité d’adaptation dans tout ça?

Une peur intervient donc généralement dans le cadre de situations nouvelles sur lesquelles nous n’avons aucun contrôle. Savoir définir ses peurs, c’est savoir définir ce que l’on ne sait pas. A ce moment là, soit vous ne souhaitez pas aller plus loin car vous n’êtes pas prêt (vous allez refaire des voies d’escalade plus simple pour vous mettre en confiance) ou que ce n’est juste pas un apprentissage que vous souhaitez faire), soit vous décidez de vous lancer.

Quand vous vous lancez qu’est-ce qui se passe? Vous avez dans votre esprit votre modèle qui y est arrivé… et vous adaptez le schéma à votre cas particulier. En effet, nous avons tous nos forces et nos faiblesses. Ainsi, il vous faudra adapter la manière d’arriver à un même but en fonction de vous, de votre condition, de vos caractéristiques, de votre motivation…

 

L’aspect chronologique de la peur: le présent et le futur

Reconnaissez vos peurs dans votre présent et votre futur

Des peurs, il y en a des tas et, effectivement, le fait d’avoir un modèle ne résout pas toutes les peurs. Prenez la peur de la maladie: peur d’Alzheimer, du Cancer, du Sida, ou la peur des accidents: de se faire renverser par une voiture, de se faire voler, de laisser le feu sous la casserole et que la maison prenne feu… Toutes ces peurs sont liées à des événements potentiels et bouleversants de la vie. On ne préfère généralement pas y penser d’ailleurs mais elle est là, sur votre épaule, prête à bondir à la moindre information qui viendrait la nourrir. Ces peurs là sont des peurs liée à votre vie présente, vos faits et gestes quotidiens sur lesquels vous n’avez aucune idée des conséquences à long terme.

Un exemple: est-ce que le fait de prendre une sucrerie par jour ou tous les 2 jours va avoir des répercussions sur mon système cardio-vasculaire d’ici à 10 ans, 20 ans, 30 ans… ou encore: il y a marqué Bio sur le paquet mais est-ce que je suis sûre qu’il n’y a vraiment pas de produits néfastes pour ma santé. Les peurs du présents sont liées à l’insécurité permanente qui va avec le fait de vivre, c’est le côté face de la pièce.

 

Comment les dépasser?

La seule chose que vous pouvez faire dans ces cas là est de vous assurer que vous avez bien mis toutes les chances de votre côté: en regardant des 2 côtés de la route avant de traverser, en mangeant équilibré, en limitant votre consommation de sucre, d’alcool, d’excitants, en mettant un préservatif, en vous tenant au courant des dernières avancées médicales sur la maladie qui vous fait peur. La deuxième chose à faire est peut être aussi de trouver des modèles qui sont passés par là et qui ont survécu, qui se sont adaptés et qui ont trouver et tester des manières de s’en sortir, de trouver de la lumière dans l’adversité.

 

Les peurs anciennes

Reconnaissez vos peurs anciennes qui limitent votre liberté d’agir comme bon vous semble

Dans cette thématique vous trouverez: les peurs essentielles qui déclenchent l’instinct de survie mais également les peurs qui vous ont été inculqués par vos premiers modèles: vos parents, vos grands parents, etc.

Par exemple, étant une fille,  j’ai toujours été éduquée avec en toile de fond la peur du viol si je me retrouve seule quelque part. A tel point que lorsque je faisais du footing, j’étais toujours à moitié stressée de tomber sur la personne qui ne fallait pas… On apprécie moins la balade et ça met des sacrés bâtons dans les roues pour découvrir le monde. Cette peur n’est pas la mienne et pourtant je vis avec. Elle est fondée, ça je ne dis pas le contraire… mais malgré tout ce n’est pas la mienne. Pourtant je la porte sur mon dos depuis que je suis toute petite.

Enfin, il y a les peurs vécues. Celles qui se sont réalisées. Par exemple la peur de tomber et de me faire mal date de la période de mes 6 ans. Année pendant laquelle mon menton rencontrait malencontreusement un bloc de béton armé alors que je coursais mon petit frère. Résultat des courses, des égratignures au genou et 2 points de sutures réalisées par un médecin sans anesthésie locale… Depuis ce moment là, tomber me fait peur car je porte encore en moi cette expérience traumatisante. Il y en a eu d’autres depuis qui n’ont rien fait pour faire changer cet équation mentale: tomber = médecin = mal. Là aussi, cette peur est bloquante car je stresse à l’idée même de pouvoir tomber et me faire mal. Quand on fait de l’escalade et de la randonnée en itinérance (en raquette, en ski et à pied) cette peur est là aussi limitante en ce qu’elle ne me permet pas d’envisager un certain nombre de choses, qui pourtant me plairaient énormément.

donner une definition à sa peur et l'affronter

Le 1er jour de classe… un moment effrayant à affronter (crédit photo: Nationaal Archief)

Comment faire pour s’en sortir?

Là, vous comprendrez bien que ces peurs constituent vos limites. Ils faut les connaître et pas à pas essayer de les dépasser. La clé pour s’en sortir réside peut être dans la notion de pardon et de bienveillance:

  • la notion de pardon car il est essentiel de se pardonner et de s’accepter avec vos peurs (et pardonner ses parents ou la société de vous rajouter des pierres dans votre fardeau). C’est ainsi que vous développerez votre amour propre et votre confiance en vous pour passez à l’étape supérieure.
  • la notion de bienveillance et d’intégrité car, quand vous vous essayez à sortir de votre zone de confort, cela va être une des clés de votre réussite. En effet, la réaction à la peur est d’abord physique comme une réaction au stress. Ainsi, en écoutant votre corps et sa réponse physique vous pourrez prendre la décision de vous arrêter dès que les voyants de votre tablette de contrôle commenceront à virer au rouge. La première chose à garder en tête est et restera toujours votre intégrité physique. C’est votre meilleur indicateur.

 

 

Début de conclusion: avoir des modèles de référence pour dominer sa peur

Au final, vous avez peur et c’est une réaction tout à fait normale… Si maintenant vous voulez passer outre, peut être la meilleure manière est-elle de se trouver un bon panel de modèles qui ont réussi ce que vous contemplez, de les étudier et peut être de construire un plan avec des objectifs de mi-parcours, pour enfin tenter le coup… n’est-ce pas ce que font les enfants quand ils apprennent à marcher?

En outre, plus vous aurez développé votre confiance en vous, plus vous ressentirez la peur comme un simple paramètre à prendre en compte plus que comme une limite importante à votre manière de vivre ou à vos rêves. Et enfin pour toutes les peurs, quelles, qu’elles soient, commencez à faire grandir la graine et le jardin du pardon. Vous vous rendrez compte qu’à chaque pardon, vous recevrez un joli rayon de soleil..

Un autre paramètre de la question à prendre en compte est celui de vous en tant que un modèle de référence (conscient ou pas) pour un certain nombre de personnes autour de vous. Ainsi, peut-être est-il aussi intéressant de vous mettre dans la peau de ces Autres, et de vous demander quel type de modèle vous voudriez être pour les gens qui vous entourent… et, ainsi, commencer à vous définir en tant que modèle: vos valeurs, vos aspirations, vos rêves, votre manière de vivre et de voir les choses…

 

Devenez vous aussi un Brad Pitt, une Angélina Jolie, un/une icône dans votre monde. Commencez à vivre votre vie de modèle et dites moi comment ça se passe dans les commentaires 🙂

 

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