10 bonnes raisons de succomber à la gourmandise

Non, vous ne rêvez pas. Vous êtes bien sur un site de diététique… Oui, oui.

Mais en ce qui me concerne, gourmandise et diététique sont des termes qui se marient à la perfection et voilà pourquoi:

10 très bonnes raisons d’être gourmand(e)

  1. il est contre-productif de manger quelque chose d’insipide ou qu’on n’aime tout simplement pas juste pour être dans les codes diététiques à la mode,
  2. l’exercice du palais, des papilles et de l’odorat est très important pour savoir ce qui est bon ou pas (quand vous êtes en train de goûter un truc périmé ça peut être intéressant),
  3. ça vous donne l’occasion de faire baver vos collègues, amis et/ou famille quand vous avez gouté à un plat délicieux au resto ou ailleurs,
  4. vous développez votre créativité et votre imagination… quand vous préparez vous même des bons petits plats mais également en lisant la carte du menu,
  5. en préparant vous même vos recettes, vous développez vos muscles avec la poêle, la casserole pleine, les oeufs à la neige, le pain….
  6. vous développez votre bonne humeur… en boostant les endorphines, ces hormones du bonheur qui chantent l’opéra quand vos papilles s’émoustillent,
  7. l’espace d’une bouchée, vous oubliez la notion du temps et vous êtes seulement là, au présent, fourchette en l’air, bouche et yeux fermés, en position du moine bouddhiste qui vient d’être illuminé… (Méditation=gestion du stress=plus heureux dans vos baskets)
  8. votre estomac vous remercie de cet afflux de tendresse que vous lui envoyez en favorisant une meilleure digestion,
  9. c’est le meilleur anti-alzheimer que je connaisse, la mémoire gustative comme la mémoire des odeurs est une bibliothèque peu reconnue et pourtant extrêmement importante… je me souviens de la meilleure crêpe que j’ai pu gouté… c’était en Normandie, en 2004, j’étais avec 2 amies après une journée passée à gambader sur les plages, et à midi crêpe au camembert et compotée de poires… un délice!!
  10. parce que ça met du sel, du sucre et des épices dans votre vie et que c’est un petit bonheur qui ne coute pas si cher que ça (surtout quand on le fait soi-même) et qui reste vivant dans votre bouche pendant des années.

Succomber à la gourmandise: mode d’emploi

Je terminerais cet article par une citation d’Epicure qui résume une partie de ma philosophie gourmande:

A propos de chaque désir, il faut se poser cette question : quel avantage en résultera-t-il si je ne le satisfais pas ?  »  Epicure, Maximes

La deuxième partie de la philosophie des gourmandises consiste dans le fait de ne pas confondre gourmandise et gloutonnerie….

Pour rappel, le dictionnaire nous indique que gloutonnerie signifie une façon goulue de manger et de boire qui se rapproche du verbe « se goinfrer ». La Gourmandise, quant à elle, se rapproche du terme « gourmet » et signifiait au sens figuré du 16ème siècle « avide de connaitre, qui aime beaucoup« .

succomber a la gourmandise

un mariage à quatre parfait: le fondant exceptionnel du chocolat, les griottes acidulées, la douceur de la glace aux macadamias et mes papilles… le bonheur (dessert de roi du restaurant Ebisu, Auckland)

En ce qui me concerne, la gourmandise est devenu un art de vivre, une manière d’apprécier les choses… un peu comme prendre le temps de faire fondre son carré de chocolat sous la langue pendant 10 minutes.

Bizarrement, le meilleur morceau de chocolat, la meilleure fraise tagada ou la meilleure bouchée est toujours la première… les suivantes n’ont jamais la même puissance de goût…

C’est là que la diététique rejoint la gourmandise, tout est bon pour autant que l’environnement de dégustation soit adéquat et que, dès lors, les quantités soient limitées…

Petite conclusion sucrée salée

Ainsi les questions à se poser devant la vitrine du pâtissier sont les suivantes:

  • aurais-je le temps d’apprécier la première bouchée de cette torche aux marrons qui me fait de l’oeil?
  • est-ce que je suis dans les meilleures conditions émotionnelles pour déguster ce magret de canard cuit à la perfection?
  • est-ce le bon moment de me laisser aller?
  • suis-je en compagnie des meilleures personnes pour en profiter à 100%? (y a t-il quelque chose de pire que d’aller manger une oeuvre d’art culinaire en compagnie d’une personne qui vous parle de régimes et de frustrations tout au long du repas??)

Etre un véritable gourmand, ça demande du temps et des conditions optimales… un peu comme la cérémonie du thé en Chine… et là, la dégustation devient un art et la digestion une symphonie.

Au final, ce ne sont pas les quantités qui comptent mais la qualité du moment. Car que vous le vouliez ou pas, une sucrerie avalée en 10sec entre 2 réunions ne vous apportera absolument rien.

Vous le réalisez dès que vous en avez avalé la dernière bouchée… peut être est-ce pour cela d’ailleurs qu’il faut souvent aller chercher une autre sucrerie…

Ce sont votre coeur et votre mémoire qui essaient vainement de vous dire que vous venez de louper complètement votre objectif. Vous les entendez? non?

Personnellement, je les entends. Un peu trop souvent d’ailleurs. J’ai encore du chemin à faire sur la voie de la Gourmandise…

 

Vous êtes vous aussi gourmand? Revendiquez votre art de vivre en partageant cet article 🙂 Ainsi nous pourront créer une communauté active de gourmets en diététique! Un rêve!

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