Un conte pour comprendre et mieux soigner la migraine

Aujourd’hui j’aimerais vous présenter un conte de Jacques Salomé qui donne un éclairage tout à fait particulier sur les migraines et les maux de tête… Je vous laisse découvrir le conte et je vous retrouve par la suite pour ouvrir la discussion…

 

soigner la migraine avec un conte

Le conte de la migraine débute à la naissance (crédit Photo: National Library Australia)

Dans ce pays là, que je connais bien pour l’avoir visité, tous les enfants naissaient avec une graine d’amour, qui ne pouvait germer que dans leur coeur.

Ce qu’il faut savoir c’est que cette graine avait une particularité… très originale en ce sens qu’elle était constituée de deux moitié de graines. Une moitié de graine d’amour pour soi et une moitié de graine d’amour pour autrui.

Vous allez tout de suite me dire: « Ce n’est pas juste, c’est disproportionné, ça ne peut pas marcher! Une moitié pour un, d’accord car il aut s’aimer. Mais une seule moitié de graine d’amour pour autrui, pour tous les autres, ah non alors! Cela va bien au début de la vie, quand un enfant n’as pas beaucoup de personnes à aimer, seulement sa mère, son père, un ou deux grands-parents…. Mais plus tard, vous y pensez, plus tard, quand devenu adulte chacun est susceptible d’aimer beaucoup de personnes, celà est déséquilibré. Une seule moitié de graine d’amour à partager entre tant d’amours… Cela est invivable! »

Oui, vous me diriez tout cela avec passion, mais c’était ainsi dans ce pays! Et d’ailleurs, ceux qui savaient laisser germer et laisser fleurir chacune de leurs moitiés de graine d’amour, avec intensité, avec passion, avec enthousiasme et respect, ceux-là découvraient plus tard qu’ils pouvaient à la fois s’aimer et aimer, aimer et être aimés.

Ceux qui ne développaient qu’une moitié de graine, soit en s’aimant trop, soit en n’aimant que les autres, soit en ne s’aimant pas ou en ayant peur d’aimer autrui, soit encore en n’aimant qu’une seule personne au monde, ceux-là n’avaient que des migraines qui durcissaient, qui durcissaient tellement leur coeur…. que parfois leur tête éclatait de douleur.

Ah! vivre seulement avec une mi-graine d’amour, cela doit être terrible! d’autant plus qu’il n’y a aucun remède à ces migraines et qu’elles sont susceptibles de durer des années.

Ainsi se termine le conte des maux de tête qui sont surtout des maux de coeur. JACQUES SALOME dans Contes à Guérir, Contes à grandir.

 

Il est sympa ce petit conte, non? Le livre « Contes à Guérir, Contes à grandir » m’a été offert pendant mon adolescence. Pour être plus précise, j’avais alors 17ans. Elève de 1ère économique et sociale, j’avais de bonnes notes à l’école et je venais de perdre 30kg (les affres d’une adolescence sans crise, passée à lire, étudier et grignoter (et manger beaucoup plus que ce que mon métabolisme ne requérait) sans activité physique). Je taillais un petit 42 et j’avais atteint un poids de forme et une silhouette bien mignonne. Bref, tout roulait… Quand, en février, une angine me cloua au lit avec une migraine terrassante. Les effets de l’angine partirent mais la migraine resta et à chaque fois que je reprenais le bus pour le lycée, je rechutais. Ça a duré 6 semaines. 6 semaines pendant lesquelles je passais entre les mains des médecins et radiologues pour pas grand chose… on ne savait pas bien pourquoi j’avais tant mal au crâne… Avec quelques années de recul, je pense que j’étais surtout en train de faire une mini-depression. J’en suis sortie grâce à un bon bol d’air frais: une semaine d’apprentissage du snowboard.

Ce livre donc m’a été offert pendant cette période… et il m’a suivi a peu près partout en Bretagne, en Angleterre, en Lorraine, et a fait bonne figure sur mes étagères pendant tout ce temps. Ce n’est que très récemment qu’un dimanche de mauvais temps, j’ai ouvert ce livre et que j’ai commencé à passer au travers de toutes les petites histoires, très courtes, qui amènent à chaque fois un éclairage nouveau, incongru sur les maladies les plus courantes… quand, je tombais enfin sur ce petit conte… 10 années après, je comprenais enfin ce qui c’était passé pendant ces semaines où il m’était juste impossible d’envisager la vie au lycée sans en avoir la migraine…

Dans mon cas ce n’était pas que je n’aimais personne ou que je n’aimais que moi… à l’époque je ne m’aimais pas… j’avais du mal à me reconnaitre, à m’envisager physiquement. Et pourtant, avec 30kg en moins j’étais à nouveau dans la norme, j’avais tout pour me sentir bien… Quand on perd beaucoup de poids, on oublie la prise en compte du facteur psychologique et psychique. Certes, la taille de mes vêtements indiquaient bien une taille 42, mes yeux par contre me voyaient toujours aussi ronde qu’avant… le corps perd plus rapidement le poids que notre perception de nous-mêmes. 6 mois après la fin de mon régime (Et avoir tenu le poids atteint), la mi-graine qui représentait mon amour propre était plus petite que jamais, entrainant des migraines journalières et invalidantes.

 

Avec ce petit conte, j’ai compris que le fait de s’aimer soi-même au même titre que l’amour que nous portons aux autres étaient peut être une des clés pour rester en bonne santé psychologique et donc en bonne santé physique par la même occasion. La morale de cette histoire c’est que le Coeur et la Tête travaillent mieux de concert.

 

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Outre le conte de la mi-graine, vous trouverez également dans ce livre:

  • le conte de la petite fille qui avait une très grande peur d’être abandonnée,
  • le conte du plus gros des mensonges
  • le conte du cancer qui voulait avoir la première place dans la vie d’une femme,
  • le conte de la petite fille qui avait un rêve de bonheur
  • le conte du petit poisson qui avait une si grosse colère en lui… qu’il aurait pu avaler toute la mer…; et bien d’autres petites histoires

 

 

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